L’Institut national des mines (INMQ) souligne un an d’entente avec le groupe de recherche du projet Mine du Futur de la Nouvelle-Calédonie. Ce dernier a réalisé au cours des derniers mois la publication «CNRT Mine du Futur- Portrait Compétences Numériques-cp». Grâce à un partenariat, le groupe de recherche a pu effectuer ce travail en appliquant la méthodologie utilisée pour le Portrait numérique de l’industrie minière au Québec de l’Institut national des mines et ses partenaires. Ce partenariat stratégique avec ce groupe de recherche s’intéressant au secteur minier calédonien confirme la notoriété des travaux de l’Institut national des mines et son rayonnement à l’échelle internationale.

Un partenariat inspirant

L’équipe de recherche du projet financé par le Centre National de Recherche Technique (CNRT) de la Nouvelle-Calédonie, est dirigée par M. Jean-Alain Fleurisson, Maître de Recherche à MINES ParisTech. Ce projet de recherche regroupe d’autres établissements d’enseignement et de recherche, notamment l’Université de Lorraine (Géoressources), IMT -Mines Alès, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l’Université du Québec à Montréal et la firme-conseil ORE installée à Nouméa. Leurs objectifs sont notamment d’explorer l’automatisation grâce à l’utilisation et l’intégration de technologies innovantes ainsi que d’étudier les possibilités de mise en commun des pratiques entre les entreprises de la Nouvelle-Calédonie. Tout comme l’Institut national des mines, l’un des buts demeure le développement d’une offre de formation des plus actuelles, et ce, adaptée à la réalité de la mine automatisée et au contexte socio-économique de Nouvelle-Calédonie.

 

Voici quelques faits saillants de l’étude :

  • La collecte de données a été réalisée entre les mois de septembre 2019 et février 2020;
  • Cinq entreprises représentant dix sites miniers et bureaux internes ainsi que le Centre de Formation aux Techniques des Mines et des Carrières ont participé à la collecte;
  • 360 répondants à l’étude dont 21 % sont des femmes et 73 % des hommes;

    • 49 % occupent un poste d’opérateur;
    • 13 % occupent un poste de technicien.

 

Quelques résultats de l’étude1 :

  • 83 % des répondants de la Nouvelle-Calédonie utilisent le téléphone intelligent pour un usage personnel et professionnel;

  • L’ordinateur et le téléphone intelligent sont les deux outils les plus utilisés au travail en Nouvelle-Calédonie;

  • Leur perception du niveau de leurs compétences numériques :

  • 38 % des utilisateurs se considèrent comme un utilisateur « débutant »;

  • 43 % des utilisateurs se considèrent comme un utilisateur « intermédiaire »;

  • 14 % se considèrent comme un utilisateur « avancé ».

  • Les hommes se considèrent de façon égale comme utilisateurs « débutants » et « intermédiaires » (40 %);

  • La majorité des femmes se définissent comme « intermédiaires ».

  • Il existe une forte envie d’innovation dans le secteur minier (70% des personnes interrogées sont motivées)

  • Les capacités numériques des personnels sont sous-utilisées

  • Le niveau d’étude et l’âge sont deux facteurs importants qui influencent la perception que les personnels ont de leur compétence numérique

  • Les principaux freins à utiliser le numérique sont la peur du manque de contact humain, la réticence au changement et le manque de temps pour s’approprier de nouveaux outils

  • Les caractéristiques du répondant du secteur minier calédonien qui possède le meilleur niveau de compétences numériques sont les mêmes pour les trois sphères, technique, cognitive et collaborative. Il s’agit d’une personne travaillant dans les bureaux, ou occupant un poste de contremaître, de technicien ou de cadre, ou âgée entre 18 et 44 ans, détenant au minimum le baccalauréat et qui se perçoit comme un utilisateur intermédiaire à expert.

Poursuite du partenariat

Ce jeudi 10 septembre, le président-directeur général de l’Institut national des mines, réalisera à distance une conférence intitulée : « Portrait numérique de l’industrie minière au Québec pour le développement des compétences du 21e siècle » devant quelques chercheurs et personnels de l’industrie minière qui s’intéressent à la question en Nouvelle-Calédonie. L’Institut national voit en cette opportunité une occasion de positionner le Québec et sa formation minière tout en contribuant au développement des compétences du personnel minier dans la Francophonie en regard à la transformation numérique de l’industrie minière.

 

Rappel de la mission en Nouvelle-Calédonie en 2019

Rappelons qu’en août 2019, l’Institut national des mines avait confié une mission de représentation au professeur associé de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et ancien PDG de l’Institut national des mines, M. Robert Marquis, à titre d’intervenant pivot dans le cadre d’une entente de collaboration entre l’Institut national des mines (INMQ) et l’équipe du projet « Mines du Futur » de la Nouvelle-Calédonie.

Grâce à cette entente, le matériel de recherche de l’INMQ a pu être utilisé par l’équipe de projet. D’ailleurs, lors la réunion de démarrage du projet « Mines du futur », M. Marquis avait donné à l’Institut de recherche et de développement (IRD) une conférence fortement inspirée des travaux antérieurs de l’Institut national des mines. L’auditoire était composé de 25 représentants du secteur minier calédonien. De plus, des visites de mines à travers la Nouvelle-Calédonie, incluant les trois principales compagnies, la Société Le Nickel (SLN), Koniambo Nickel Society (KNS) et VALE NC, avaient permis d’interviewer des dirigeants sur les compétences numériques du personnel.

Pour en savoir plus sur ce projet, visiter le Centre national de recherche technologique (CNRT)Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. .

La représentativité des réponses et le profil des personnes ayant répondu à cette enquête doivent être pris en considération à la lecture des résultats. Une lecture complète du rapport de recherche est recommandée afin de bien comprendre la portée des résultats.

 

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